Dangers de nature nucléaire
Prévisions : « Esquisses du futur mondial » (publié : partie 1 - 9 février 2026, lien / partie 2 - 13 février 2026, lien).
S. Dragan :
Dans la seconde moitié d’août 2026, une phase dangereuse d’une grande lutte pour le pouvoir à l’échelle mondiale commence… Ce seront des temps hautement explosifs. … Tout est d’une portée historique du point de vue du leadership mondial et des dangers de nature nucléaire. …
À la fin de l’été et au début de l’automne 2026, la rhétorique agressive liée, à des degrés divers, à la menace d’utiliser des armes nucléaires a commencé à s’intensifier.
Selon de nombreux politologues, cela ressemble au début d’une nouvelle course aux armements nucléaires. De plus, il s’agit d’une course très inhabituelle et dangereuse, car de nouveaux acteurs émergent — à tout le moins, des prétendants à la participation au championnat nucléaire.
Un éditorial du Washington Post relève des faits alarmants mais évidents : « Alors que des décennies de traités de contrôle des armements expirent, des pays qui avaient autrefois rejeté la possession d’armes nucléaires commencent à reconsidérer leur décision. Les États-Unis et la Russie, qui contrôlent 86 % de l’arsenal nucléaire mondial, se sont retrouvés sans traité de limitation des armements pour la première fois depuis 1972. Le Nouveau traité de réduction des armes stratégiques, signé par le président Barack Obama en 2010 et prolongé sous le président Joe Biden en 2021, a expiré en février 2026. Le président américain Donald Trump a déclaré qu’il voulait un meilleur accord sur les armes nucléaires.
Durant cette période, même des « pays nains » ont déclaré être prêts à déployer des armes nucléaires sur leur territoire.
Le 22 septembre 2026, les médias lituaniens ont rapporté que le Seimas lituanien avait approuvé un amendement constitutionnel prévoyant l’abrogation de la disposition interdisant le déploiement d’armes de destruction massive et de bases militaires étrangères sur le territoire du pays. Quatre-vingt-dix-neuf parlementaires ont voté pour l’amendement, 13 contre et cinq se sont abstenus.
À l’été 2026, le Parlement finlandais a approuvé des amendements législatifs abolissant l’interdiction existante d’importer, de fabriquer, de stocker et d’utiliser des armes nucléaires dans le pays.
La décision du Parlement finlandais ouvre la possibilité de déployer dans le pays des armes nucléaires américaines et françaises.
En septembre 2026, la Grande-Bretagne, cherchant d’une certaine manière à remplacer ou au moins à « dupliquer » la capacité nucléaire des États-Unis, propose aux pays membres de la Force expéditionnaire conjointe (JEF) son « parapluie nucléaire ». Cela a été rapporté par le journal finlandais Iltalehti, citant le commandant de la Royal Navy Gwyn Jenkins et Heikki Autto, président de la commission de la défense du Parlement finlandais.
Il est rapporté que Londres propose à la Finlande, au Danemark, à l’Estonie, à l’Islande, à la Lettonie, à la Lituanie, aux Pays-Bas, à la Norvège et à la Suède sa protection nucléaire nationale dans le cadre de la nouvelle force de combat JEF. Ainsi, la dissuasion nucléaire ne sera plus assurée exclusivement par le système de défense nucléaire de l’OTAN.
Il est souligné que les sous-marins nucléaires britanniques joueront un rôle clé dans une telle « protection nucléaire ».
Les pays de l’OTAN alimentent de plus en plus l’hystérie militaire et provoquent la Russie à des actions de représailles.
Les ambitions agressives du bloc nord-atlantique, principalement concernant les tentatives d’exercer une pression militaire sur l’exclave de Kaliningrad, ont reçu une réponse adéquate de la Russie, quoique jusqu’à présent politique et diplomatique.
L’OTAN a reçu un avertissement de la Russie selon lequel elle est prête à utiliser l’ensemble de son arsenal militaire, y compris les armes nucléaires, en cas de blocus de la région de Kaliningrad par voie aérienne ou maritime. Cela a été rapporté le 30 septembre 2026 par le secrétaire général de l’OTAN Mark Rutte.
« Je ne peux pas en révéler le contenu, mais oui, nous avons reçu cette lettre, et elle correspond en gros à ce qu’ils ont dit aux médias », l’a cité Reuters.
Rutte a assuré les pays baltes frontaliers de la région de Kaliningrad qu’il n’y avait pas lieu de s’inquiéter. Dans le même temps, il a appelé les autres membres de l’OTAN à ne pas réduire leur soutien à l’Ukraine et à augmenter les investissements dans son secteur de la défense.
S. Dragan attire l’attention sur le fait que, durant la période considérée, la lutte pour la domination mondiale ne se limite pas à la sphère nucléaire :
…cela peut être lié à la lutte pour la domination et le leadership dans l’intelligence artificielle…
(À suivre.)